L’après Nice : poursuivre le combat contre le terrorisme, unis dans l’amour de la République

La session parlementaire se termine marquée par le terrible attentat de Nice. L'Euro de football, manifestation populaire internationale, cible potentielle pour des actes terroristes, s'était déroulé sans encombres, et comme l'avait annoncé le Président de la République dans son allocution du 14 juillet, notre pays, armé dans sa lutte contre le terrorisme par une adaptation de ses lois, pouvait envisager la sortie de l'état d'urgence. Hélas, le drame de Nice fut un brutal rappel à une dure constatation : le délire terroriste corrompt les esprits, en premier les plus faibles, et la détermination d'un seul individu, porté par une haine pathologique et armé d'un véhicule banal peut produire un désastre. Ce passage à l'acte concrétise tragiquement une des multiples formes de la menace à laquelle nous devons faire face, et a conduit le parlement à reconduire pour six mois encore l'état d'urgence en le complétant à la lumière de l'expérience. Le débat vif et le large vote à l'Assemblée puis au Sénat aboutiront, après l'accord intervenu en commission mixte paritaire, à un vote définitif ce 21 juillet.

Mais soyons attentifs à trois éléments importants:

Un large vote ne signifie nullement une vision unanime. Il a fallu résister à la tentation démagogique de franchir les limites de l'Etat de droit. L'Etat de droit est consubstantiel de la République que nos ennemis terroristes veulent abattre.

L'Etat de droit, le respect de notre constitution, de nos engagements internationaux ne peuvent être foulés au pied au nom de je ne sais quelle "efficacité", car on ne combat pas un ennemi de la démocratie en niant les principes de la démocratie, en faisant cela, on se vautre dans la même fange que lui. Prétendre que le respect de nos principes serait cause d'impuissance, comme on a pu l'entendre de la bouche de certains parlementaires de droite, est une course à l'abîme qu'aucune contingence politicienne ou médiatique ne peut justifier.

Nous avons pu résister collectivement à cette tentation délétère, heureusement ! Mais les mots ont été prononcés, il a été envisagé d'interner dans des camps, sans jugement, sur décision administrative, des individus fichés par la police comme "potentiellement dangereux"...

Que ceux des élus de droite qui les ont prononcés, comme ceux qui les ont applaudis, sachent que cette forfaiture est désormais inscrite à leur casier médiatique et à disposition de l'Histoire.

Que ceux qui se sont abstenus de les soutenir soient salués, nous sommes sur ces points fondamentaux du même bord, en compagnie des opposants à la prolongation de l'état d'urgence que la majorité a jugé nécessaire, celui des démocrates.

La fermeté du gouvernement dans la lutte contre le terrorisme est une réalité, lui donner les moyens juridiques de la meilleure efficacité est une exigence, le respect des principes de la République est impératif.

L'état d'urgence respecte le droit, est encadré par la loi. Il est contrôlé par le parlement, il n'a rien à voir avec la caricature qu'en font ceux qui y voient un pouvoir discrétionnaire de l'exécutif contre les citoyens. Ont-ils oublié la possibilité maintenue des manifestations syndicales, même s'il a fallu parfois des adaptations matérielles, les manifestations sportives ou culturelles qui ont pu se dérouler ?

L'attentat de Nice a vu se concrétiser de façon horrible un aspect de la menace terroriste globale qui pèse sur nous, nous adapterons nos modalités d'organisation et de défense pour continuer à vivre. Il nous faudra poursuivre cette adaptation car les possibilités de nuire sont nombreuses et variées et une société libre, démocratique et développée est vulnérable. Nous adapterons aussi nos conditions de vie comme le font les habitants des pays où le terrorisme est malheureusement depuis longtemps une menace quotidienne. Mais les tragédies à répétition que subissent ces pays et leur population nous rappellent qu'il est impossible de s'affranchir de tout risque, prenons-en acte.

Les polémiques sur les conditions d'organisation des festivités de Nice donnent la nausée. Autant il est légitime de savoir, de chercher et de dire la vérité pour prendre acte et progresser pour l'avenir, autant laisser croire qu'il s'agit de désigner un autre coupable que les terroristes et leurs inspirateurs est une insulte à toutes celles et ceux qui luttent pour notre sécurité, et en premier lieu aux victimes et à leurs proches.

Le soupçon récurrent, nourri d'approximations et parfois même de mensonge, n'est qu'un artifice de ceux qui confondent la foule et le peuple, la haine et la colère, la justice et la vengeance, l'information et le commerce, la liberté et la licence.

A qui profite ce refrain du soupçon ?

Alors, après le temps lourd du deuil, place à la justice et surtout à la poursuite du combat contre le terrorisme qui veut nous faire plier le genou. C'est le combat d'une Nation fière, qui doit restée unie par son amour de la République, cet amour qui la fit se soulever contre l'injustice et l'arbitraire, au nom de son universelle humanité, un certain… 14 juillet !

Légitimité, utilité de la consommation de viande ?

Au cours et en marge des travaux de la commission d'enquête parlementaire sur les abattoirs dont je suis le rapporteur, la question de la consommation de viande, sa légitimité, son utilité, ressurgit.

 

L’Homme : omnivore opportuniste libre de ses choix …

En l'abordant à mon tour, je voudrais d'abord rappeler le principe de la liberté de choix de chacun.

Pas d'obligation ni d'interdit, n'en déplaise à tous ceux qui veulent notre bonheur malgré nous, et dont toutes les croisades se sont historiquement terminées assez loin de l'éden promis. Liberté donc, de choisir et de conduire son alimentation à partir d'une situation commune à tous et qui nous a collectivement favorisés en nous permettant de nous adapter, de survivre et de nous développer : nous sommes des omnivores, plus ou moins opportunistes.

Le développement de nos modes de production nous permet aujourd'hui le choix. Ce choix est une forme de luxe qui est loin d'être planétaire. Les hommes, les femmes et leurs enfants qui doivent se nourrir en fonction de la nourriture disponible sont encore très nombreux dans le monde. Les régimes alimentaires de nécessité qu'ils sont contrains d'adopter comportent plus ou moins de protéines animales, selon leur mode de vie, nomade ou non, suivant le climat et leur capacité de production et de stockage.

… mais de plus en plus déconnecté de la production de sa nourriture

Nous, privilégiés, avons le choix, mais dans notre société développée, ceux qui choisissent un régime végétarien ne cultivent ni ne récoltent pas plus les plantes nécessaires à leur nourriture que ceux qui choisissent de consommer de la viande et des produits d'origine animale n'élèvent ou ne tuent eux-mêmes les animaux utilisés pour les nourrir.

Notons au passage que quel que soit le choix, les régimes alimentaires sont toujours variés,  et que si des régimes exclusivement végétariens existent, leur parallèle uniquement carné, lui n'existe pas (je mets à part les semaines d'entraînement de Rocky Balboa !), cette variété gardant trace de notre condition d'omnivore.

Donc dans notre société développée, où chacun est libre de son choix sans produire lui-même son alimentation, il convient de garantir à chacun qu'il exerce ce choix dans des conditions qui respectent les règles traduisant l'acceptabilité éthique et sociale des pratiques déléguées pour produire les aliments en question.

Cette acceptabilité est évolutive, elle a évoluée dans le passé et avec elle, les règles de production. Cela vaut pour toutes les productions, végétales et animales, les conditions  de culture, d'usage des sols, d'élevage, d'abattage, de mise en marché, de transformation et de conservation.

L'objet de la commission d'enquête sur les abattoirs est de mettre en lumière les conditions de respect des règles, l'adaptation des dites règles au contexte social et éthique d'aujourd'hui, le contrôle de leur application et les sanctions des manquements, puis de proposer des améliorations aux situations constatées.

En bref, l'objectif est de consolider les conditions du libre choix de consommer ou non de la viande en toute responsabilité malgré l'éloignement croissant du consommateur de la chaîne de production.

On pourrait tout aussi bien se poser les mêmes questions pour tous les aliments car aucun choix n'est ni neutre, ni anodin au regard de la population de notre petite planète !

 

De la question de la consommation de viande à la place de l’Homme dans la chaine alimentaire

Venons-en au débat sur la consommation de viande.

On notera que le plus souvent, sans doute parce que c'est le choix dominant dans notre société, c'est le choix de consommer de la viande qui est questionné : est-ce indispensable, est-ce bon pour la santé, est-ce bon pour l'environnement, est-ce acceptable moralement...?

La réponse documentée à ces questions est toujours nuancée, suivant les conditions de production, les quantités, les qualités, l'âge du consommateur, ...

Mais ce questionnement récurrent n'attend pas de réponse ni de nuance, il vise seulement à instaurer un jugement de valeur d'un des choix possibles, celui de consommer de la viande non, pas relativement à la quantité ou la manière de la produire, mais dans son principe même.

Pour le juste équilibre du propos, constatons que ceux qui mettent en cause le choix végétarien emploient des questionnements de même nature et dans le même but.

Pour les uns, la consommation de viande serait un choix hérité du passé, fruit de l'habitude et de l'ignorance, et ces questionnements n'ont d'autre but que de montrer l'autre voie, moderne, éclairée, éthique, celle du végétarisme.

Pour les autres, le végétarisme serait une aberration alimentaire, un danger sanitaire, fruit d'un dogmatisme aveugle et leurs questionnements visent à défendre une pratique aux vertus prouvées par l'histoire.

En fait, nous n'aurions que le choix entre, revendiquer une hégémonie humaine sans frein sur le règne animal, et la recherche de la mise à l'écart de l'homme de ce même règne animal. Comme si la simple conscience de notre place --originale sans doute à nos seuls yeux-- au sein de ce règne animal nous posait un problème aussi grand que de l'assumer et d'en tenir compte.

Car enfin, si le choix personnel peut et doit demeurer libre, est-il interdit de s'interroger sur la pertinence d'un choix collectif de l'homme de changer sa place dans la chaîne alimentaire?

Dans cette chaîne, chaque maillon à son rôle pour valoriser au mieux l'énergie du soleil qui est la seule entrant dans notre système au profit de la biodiversité et grâce à elle, l’Homme y a sa place, même si l'effectif de l'espèce humaine pose des questions particulières.

Où sommes-nous dans cette chaîne?

Nous ne synthétisons pas par photosynthèse et à ce stade, nous pouvons mettre de côté notre caractère symbiotique lié à notre flore intestinale ou l'origine passionnante des mitochondries  qui fait de nous les lointains héritiers des  eucaryotes. Donc, nous consommons des végétaux, des animaux, des produits issus des uns ou des autres, pour notre nourriture ou notre équipement.

Mais pour en rester à la consommation de produits animaux, notons que nous avons une conscience collective claire de notre place, nous ne consommons généralement pas (à part quelques pratiques asiatiques) la viande des mammifères carnivores, non plus ne sommes coprophages ou charognards, toutes catégories utiles et souvent protégées.

Les animaux dont nous consommons la chair sont majoritairement des consommateurs de produits végétaux que nous ne saurions assimiler directement (cellulose), ou pour le porc, des omnivores comme nous, et leur durée de vie est aussi très généralement très inférieure à la nôtre. Traditionnellement, leur élevage permettait une valorisation des surplus qui ne pouvaient être conservés, ou des rebut de notre nourriture.

Omnivores, opportunistes, et inventifs, guidés par le besoin et le souci de notre sécurité, soucieux de valoriser les ressources et de sécuriser une alimentation diversifiée, voilà ce qu'il nous faut assumer et revendiquer.

Peu importe la cueillette ou la culture, la chasse ou l'élevage, c'est tout un, mais la consommation de produits animaux et donc de viande trouve sa place justifiée dans la recherche d'une optimisation des ressources.

Il est en effet plus performant, au plan thermodynamique, de permettre à la matière organisée par un être vivant de participer à un cycle supplémentaire au profit d'un autre plutôt que de se désorganiser directement pour rentrer dans le cycle de la matière à un niveau d'entropie plus élevé.

Plus une chaîne alimentaire comporte d'étapes, plus elle est stable face aux aléas. Chaque niveau alimentaire régule et se trouve régulé par ceux dont il dépend, ainsi les omnivores que nous sommes occupent une place essentielle dans cette régulation multifactorielle.

Hier cette place nous a permis de résister aux aléas, de nous développer en tant qu'espèce, aujourd'hui, nous avons une responsabilité particulière pour utiliser cette plasticité de notre système alimentaire pour optimiser notre rôle à l'égard d'un écosystème que nous ne pouvons plus ni exploiter aveuglement, ni contempler passivement, car la passivité de l'homme aujourd'hui ne serait pas neutre vu l'importance de son influence.

Nous ne pouvons plus "respecter" un équilibre rêvé, nous devons construire l'équilibre de chaque jour, et pour ce faire, conserver la pleine capacité de nous nourrir de façon diversifiée nous permet une régulation plus fine des cycles dont nous sommes acteurs.

Prélever des protéines animales sauvages peut permettre d'éviter des déséquilibres faune/flore préjudiciables à la biodiversité, ou tout au moins d'éviter qu'ils se résolvent par des crises, sanitaires par exemple. L'objection d'une régulation possible par des prédateurs autres que l''homme est classique, mais elle omet de prendre en compte que le niveau d'équilibre des populations des prédateurs comme des proies seraient quantitativement insoutenable pour la société humaine en général, et pour sauvegarder une production agricole susceptible de nourrir les végétariens les plus strictes.

L'élevage trouve à partir de là toute sa place pour offrir un échelon de régulation supplémentaire, évitant, là encore, des régulations trop brutales pour nos sociétés, il permet de conserver un régime alimentaire comportant des produits animaux sans dépendre trop directement des populations sauvages.

Il permet aussi de lisser les variations de production végétale, valorisant les surplus et pouvant s'adapter aux pénuries, à condition que l'homme consomme les produits de l'élevage, bien-sûr.

 

Revendiquer un consommation responsable dans un système de production durable

Prédation, élevage, cueillette, culture, sont des outils de gestion, de responsabilité humaine pour préserver les équilibres indispensables à la vie de nos sociétés. Se priver collectivement d'un de ces outils, est dangereux car demain, le changement climatique nous demandera force adaptation.

Donc si le choix alimentaire de chacun doit être libre, nous devons assumer collectivement l'utilité de notre capacité à consommer les produits les plus variés, dont la viande et les autres produits animaux.

Évidemment, cela ne signifie nullement que les conditions de production actuelles soient optimales, nous devons encore faire des efforts pour pouvoir continuer de prélever à notre bénéfice les bienfaits d'une chaîne de construction du vivant dont nous faisons partie.

Un autre devoir nous échoit, celui de ne rien perdre de ce que nous prélevons.

Directement pour notre consommation, notre usage, grâce à un élevage qui devient dans ce but notre auxiliaire, utilisons tout, notamment de l'animal que nous élevons et tuons à notre profit.

Ne considérons pas les produits de la nature, et en particulier les produits animaux comme des dus, des banalités dont la seule vertu serait le prix réduit. Les produits animaux doivent être considérés à leur juste prix, grâce à la réduction de l'irresponsabilité des consommateurs qui s'éloignent de la production de leurs aliments.

Accepter un digne prix pour les produits de la culture et de l'élevage qui nous nourrit, accepter notre condition modeste et respectueuse au sein de la chaîne alimentaire sont sans doute les conditions pour que les modes de production évoluent vers une plus grande durabilité et pour que les producteurs qui nous servent soient l'objet du respect qu'on leur doit.

BREXIT : donner une suite rapide et claire

La meilleure attitude de l'Union Européenne, suite à la décision référendaire du Royaume Uni, c'est de donner une suite rapide et claire à cette décision.

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on ne semble pas sur cette voie !

Le Premier Ministre Britannique se donnerait déjà trois mois avant de formaliser la demande de sortie de l'Union. On commence à nous expliquer que la suite sera longue, compliquée, que l'issue finale d'une procédure à large part négociatoire est difficile à cerner avec précision...

On va finir par craindre que les institutions européennes donnent une caricature d'elles-mêmes, capables de mesurer la largeur des haies de nos champs et d'imposer des règles tatillonnes pour faire notre bonheur malgré nous, mais incapables de la même rigueur et précision quand il s'agit de son essence même.

Oui, il faut un sursaut européen, mais si l'on souhaite que les vibrants appels en faveur d'une nouvelle étape, d'une défense commune, d'une frontière commune, d'une convergence sociale, etc, ... soient entendus comme  autre chose que des imprécations, il faut démontrer la capacité de l'Union à trancher clair et vite la mise en pratique de la décision du Royaume Uni.

Un tel choix, souvent qualifié de séisme, ne peut rester sans conséquences rapides, sauf à accréditer l'idée que ceux qui partent sont plus forts que ceux qui restent, sauf à montrer que le beurre n'exclut pas l'argent du beurre, sauf à laisser croire que les arguments de ceux qui voulaient rester sont vides de sens.

La fermeté et la rapidité peuvent paraître dures pour celles et ceux qui se sont battus pour rester dans l'Union, mais le respect qu'on leur doit c'est de montrer les conséquences pratiques effectives du choix exprimé de partir.

Alors oui, il faut rapidement que ce choix entraîne la perte symbolique des facilités les plus appréciées liées à l'appartenance à l'Union pour que chacun mesure la gravité de la décision.

A défaut, on considérera qu'on peut être dedans et dehors, conserver les avantages et se débarrasser des inconvénients, bref oublier que la liberté et la responsabilité vont de pair.

Si l'Union reste empêtrée dans des procédures dilatoires, elle montrera son pire visage. Que deviendrait-elle aux yeux du monde si elle admettait une telle difficulté à différencier ceux qui adhèrent à son projet et ceux qui veulent s'en démarquer ? Pire encore, on finirait par penser que puisque ceux qui partent dictent leurs conditions et leur calendrier, on peut aussi intégrer le club dans les mêmes conditions...au fait, ça ne nous rappelle pas quelque chose ?

Les référendums sont dangereux, mais le danger est pire encore d'en ignorer ou d'en contourner le résultat...

Remember...2005.

 

Loi travail : Qui a gagné ? Qu’avons-nous construit ?

Loi travail : Qui a gagné ? Qu’avons-nous construit ?

 

Une fois de plus le déroulement des événements autour de l'élaboration de la "loi travail" ne laisse pas d'interroger sur notre manière collective d'élaborer la loi.

Rien ne nous aura été épargné : débats enflammés autour de projets de textes non-aboutis, outrances, slogans, postures, instrumentations diverses du débat, mobilisations des énergies, manifestations, blocages, tensions institutionnelles...

Nous arrivons à la phase finale du débat parlementaire et peu à peu les enjeux fondamentaux du texte finissent par émerger aux yeux de nos concitoyens : instauration des prémices de la sécurité sociale professionnelle (une avancée historique adaptée à la réalité des carrières d'aujourd'hui) et renforcement des accords d'entreprise (la désormais célèbre question de la hiérarchie des normes).

A ce stade, les positions des groupes politiques, des syndicats sont connues, les marges pour conclure et trancher clairement les options aux yeux de l'opinion et des acteurs socio-économiques sont minces, mais pas inexistantes.

Bref, à la fin d'une séquence de tension extrême difficile à comprendre pour qui ne baigne pas dans notre culture politico-mediatico-sociale si originale mais que peu nous envient, nous sommes à peu près dans une situation qui devrait être propice pour engager le vrai débat et construire le texte dans la transparence.

Mais nous ne pouvons faire abstraction des épisodes précédents et les chances de réussir sont assez réduites...les colères infondées laisseront des séquelles, les oppositions réelles de fond seront certes tranchées par le débat institutionnel, mais la signification profonde de l'option retenue risque d'être masquée par la seule analyse du rapport de force final, "qui a gagné ?" semblant plus intéressant que "qu'avons-nous construit ?".

On s'étonnera ensuite de la distance prise par nos concitoyens avec cette procédure et ceux qui l'incarnent, on reverra les tentatives dérisoires de capter ce doute pour assurer des positions de pouvoir actuelles ou futures, on reparlera encore de réforme des institutions, comme si pour gagner un match, la solution était de changer la règle du jeu !

Petit déjeuner presse : 11 février 2016

A  l’attention des rédactions
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Le député Jean-Yves Caullet,
membre de la commission du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire de l’Assemblée nationale et président de l’ONF

 
a le plaisir de vous convier à un petit déjeuner presse qui se tiendra le
jeudi 11 février à 8h30  au Bourbon (place du Palais Bourbon) – Paris 7e


 
Cette rencontre avec la presse sera l’occasion d’échanger autour des thèmes suivants:
 

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